Une copie blanche car je ne sais
ce qu’elle va contenir…Puis j’associe à copie cette belle histoire. A 14
ans Mozart assiste à l’audition du Miserere d’Allegri. Ce
musicien, prêtre et ténor de la chapelle pontificale, avait composé cette œuvre
sublime aux environs de 1638 durant le règne du pape Urbain VIII. Le Vatican,
souhaitant en conserver l’exclusivité et en préserver le caractère unique
défendit non seulement de le reproduire et de l’exécuter hors de ce lieu saint,
mais menaçait d’excommunication quiconque enfreindrait la règle.
Quand Mozart est rentré chez
lui, avec son papa, celui-ci a du soupirer que c’était bien dommage qu’on ne
puisse pas jouer un morceau de ce choix. Et le fils de Léopold a voulu faire
plaisir à son père et a reproduit les 9 voix du Miserere sur une partition qui
a fait le tour du monde.
On soupçonna davantage Mozart de
l’avoir volée qu’imaginer que cejeunot
l’avait copiée après une écoute (deux suivant les versions). Elle a été publiée
en 1771 à Londres et l’interdiction papale a été levée.
Ce Miserere était chanté a
capella, dans la Sixtine, lors des matines du mercredi et du vendredi pendant la
semaine sainte.
Et voici ce qu’on ne pourrait
entendre aujourd’hui car le jeunot serait poursuivi pour copie illicite et
diffusion sans autorisation d’une œuvre protégée.
Il
faisait beau dans ma tête. J’avais décidé de passer mon dimanche au bord des
mots. Je voulais
profiter de cette parenthèse solitaire, de ce ciel lourd et gorgé de pluie,
faire comme si le téléphone et l’ordinateur étaient en panne, et alterner, dans
ce programme, lecture et écriture. La première pour sortir de moi-même et
grappiller chez les autres quelques effluves d’idées, d’atmosphère, la seconde
pour me blottir sous la couette des mots, des rêveries, des fantasmes… mots
au hasard Balthazar, mots pour ne rien dire, mots pour rire, mots pour faire
danser, tourbillonner, mots pour conjurer l’ennui et l’oubli, mots précieux
enveloppés dans leur petit sachet, mots secrets à chuchoter dans le noir, mots fous et feux follets, mots douceur qui réchauffent avant l’hiver, mots à déguster sans perdre une miette,
des mots pour me trouver un abri le long des fleuves impassibles
Je
n’avais pas 6 ans la première fois que papa m’emmena au cinéma etj’ai déjà signalé dans ce blog que cette
découverte était d’abord celle du cinéma italien.
Je
ne vais pas faire une rétrospective de la production néoréaliste de la péninsule, juste évoquer
quelques films et surtout les actrices, belle et bellissime.
Le festival Lumière qui
démarre dans quelques semaines projette plusieurs films de Vittorio De Sica, Le
voleur de bicyclette bien sur mais aussi Sciuscia, Umberto D, Un monde
nouveau, Mariage à l’italienne et Una breve vacanza.
L’autre
Italien du programme c’est Rossellini avec Voyage en Italie. Dans ce
film c’est la Bergman qui joue et c’est là que je mentionne le premier duo
réalisateur et actrice. Il s’agit d’un duo mixte Hollywood Cinecittà, plus
tourmenté que ceux de Fellini /Giulietta Masina et Monica Vitti /Antonioni.
Rossellini
je voudrai citer Rome ville ouverte surtout pour la Magnaniet évoquer quelqu’un de peu connu, Giovanna Ralli, pour un film au
titre mystérieux Les évadés de la nuit (non ce n’est pas Nicholas Ray c’est bien
Rossellini).
le n° 5 de Fellini
Une
petite séquence Fellini, qui occupait ce studio à Cinecittà. La strada est
sortie en 1954 ; elle a été vivement attaquée par la critique de
gauche pour avoir perverti et trahi le néoréalisme…
Un
film, parce qu’il s’appelle Le chemin de l’espérance de Pietro Germi,
1950
Une
actrice, parce qu’on dit la Pampanini, Silvana de son prénom.
Une
mention spéciale à Silvana Mangano, et quel contraste entre la Silvana
débutante de riz amer (Giuseppe De Santis, 1949), en mondine (femmes
venues de toute l’Italie qui vont repiquer dans l’eau les plants de riz) et La
Mangano bourgeoise mondaine de Violence et Passion ou l'aristocrate mère de Tadzio dans Mort à Venise.
Une
autre à Claudia Cardinale dans le bel Antonio de Mauro Bolognini. Ce
film est sorti en 1960, quelques semaines après la dolce vita et l’image
du séducteur en prend un sacré coup pour Marcello Mastroianni, il incarne un
homme terrorisé par son impuissance et son entourage machiste. Il raconte cette
anecdote. « Un an ou deux après la sortie du film, le Brésil ou
l’Argentine, je ne m’en souviens plus, a acheté aux Etats Unis un vieux navire
de guerre, mais il n’a jamais fonctionné : alors ils l’ont surnommé El
bel Antonio ; il ne marchait pas ! ». Ce film, dont le
scénariste était un certain Pasoloni, a eu le Léopard d’or au festival de
Locarno en 1960 et Jacques Charrier avait bien fait de refuser le rôle !
Toujours
Claudia dans Sandra de Visconti (1965), avec le beau Jean Sorel,
ténébreux dans ce film trouble aux accents incestueux. Le titre de cette note
est le nom italien du film, Pâles étoiles de la Grande Ourse.
J’ai toujours été
fascinée par le métro parisien, peut-être l’ai-je d’autant apprécié, jeune
provinciale débarquant à Paris, car il me permettait d’avoir des repères (ah la
ligne 1 talisman des lyonnais) et de ne pas me sentir complètement plouc.
J’aime particulièrement les noms des stations, c’est un peu le grand canal
souterrain de la capitale…
En
touillant la framboise je rêvassais à une nouvelle mise en pots…
La
déception
le
film de Leos Carax, holly motors, je n’en dirai pas plus car je ne veux pas me
faire lyncher par des faninternautes susceptibles, cependant j’aggrave mon cas
en disant que ce n’est pas vraiment une déception car je n’en attendais pas
grand chose, en tout cas pas autant que le landerneau cannois et parisien…
En
revanche c’est une réelle déception que l’avant dernier Connelly, les neuf
dragons, dans lequel Harry Bosch, sous prétexte qu’il est père, que sa fille se
fait enlever, est prêt à dégommer tout ce qui se met en travers de son chemin à
Hong-Kong.
La
joke
la JOC le 1er mai
Staline
interroge le soleil le matin « dis moi soleil suis-je toujours le plus
grand ?» et le soleil « oui Staline tu es toujours le plus
grand », rebelote à midi « suis-je toujours le plus fort ? et le
soleil dans son zénith en remet une couche « oui Staline tu es le plus fort
et le plus aimé aussi, ce n’est pas
pour rien qu’on t’appelle le petit père des peuples… », et Staline
continue son addiction en se tournant à nouveau vers l’astre déclinant, et le
soleil de répondre à la 3ème injonction « ah Joseph tu es un
véritable malade, complètement chtarbé, et puis je t’emmerde je suis passé à
l’ouest ».
Le
prénom
Térébentine,
sans h c'est plus écologique
Un
dessert
chez
une amie avec fruits rouges du jardin, crumble aux abricots cueillis sur
l’arbre et fromage blanc… divent et succulin !
La
philologie
passer
du coq à l’âne, j’aime beaucoup l’interprétation de clocher, vraie ou fausse je ne sais, das ist egal, qui dit que l’Alsace a depuis 1870 oscillé entre l’Allemagne et la France et le coq c'est der Hahn en allemand…
Le
livre
j’avais
découvert Russel Banks avec sous le règne de Bone dans lequel il se
met dans la peau d’un adolescent de 14 ans. Dans son dernier, lointain souvenir
de la peau, il met à nu les dérives du politiquement et sexuellement correct à
travers un jeune adulte qui a grandi dans l’univers virtuel du porno.
Les
chroniques sociales du JT de France 2, avec des titres aussi alléchants
que : l’amitié est-elle possible entre un homme et une femme, l’autorité
parentale, lutter contre la dyslexie, sauver le couple, les internats d’été, la
séparation de frères siamois…
Campagne
espagnole
Il
s’agit d’un vote qui a eu lieu près de Barcelone, à Rasquera. Le maire de cette
commune a demandé à ses électeurs d’approuver ou non par référendum
l’implantation et la culture de cannabis sur les terres du village. Ces
derniers ont été à 60% favorables.
Une
photo
La
Meije sortant des nuages à partir du bistrot de la Grave
Le
coup de cœur
le
troisième film de Xavier Dolan, Laurence
Anyways, avec Melvil Poupaud
La
chanson
elle
est dans le film, j’aime cette chanson que j'écoute depuis longtemps, ni trop
tôt ni trop tard, écrite par Cyrus Bassiak et chantée par Jeanne Moreau. Je viens de la trouver sur la toile et je suis ravie de vous la faire découvrir.
En touillant ma confiture
d’abricots je m’ennuyais un peu, je pensais vaguement en remuant à une ébauche
de texte que j’ai mis en pots avec ces étiquettes.
L’injustice
Lors d’une visite à l’écomusée
d’Alsace je suis restée le nez en l’air et les larmes aux yeux en visionnant
cette scène terrible : un nid d’hirondelles dans lequel les oisillons
attendaient avec impatience les parents qui faisaient des aller-retour continus
pour nourrir un seul petit, obèse, qui avait écarté les autres, moribonds, et
qui ouvrait le bec en permanence pour assouvir sa voracité (ce n’était pas un
coucou) !
La persévérance
Toujours chez les piafs, deux
tourterelles ont fait leur nid entre le toit et le store devant la maison de
mes parents. Mon père l’a détruit plusieurs fois, et dix minutes après celui-ci
est presque reconstitué par l’amoncellement de brindilles déjà récolté par ce
couple tenace.
La honte
Interview par Poujadas de l’opposante birmane Aung San Suu Kyi
le 28 juin et les questions imbéciles commencent, s’attendait-elle à susciter
une telle admiration ?…cela me rappelle quelque chose du même genre avec
l’actrice chinoise Gong Li, alors ambassadrice de l’Oréal en Asie, et un
journaliste du même tonneau dans la délicatesse, Guillaume Durand je crois, lui
demande quel effet ça fait d’être parmi les plus belles femmes du monde. On
imagine la gêne de ces deux femmes, aucun respect pour leur culture qui est à
l’opposé de l’image de soi mise en avant…Poujadas a enfoncé le clou avec une
question (qu’est-ce qui vous a fait tenir pendant toutes ces années ?)
pour laquelle il propose d’emblée, sans vergogne, deux réponses.
La stupeur
Election de miss Shoah en Israël
Les avancées féministes
La science c’est aussi pour les
filles ! slogan de la campagne de la Commission européenne
L’œuvre volée
Vous ne saurez pas plus que moi
de quel trésor il s’agit, j’ai pris cette photo il y a deux semaines dans une
petite église du Limousin.
Les contrastes
Encore en Limousin…
Soit deux villages, le premier
Collonges-la-Rouge ; si je voulais croire que son nom était lié à une
forte proportion de bouffeurs de curés (ce qui n’est pas rare dans cette
région…), eh bien non ce sont les maisons toutes bâties en grès pourpre qui
colorent son nom.
On ne trouve pas dans l’autre,
Curemonte (rien à voir avec le curé), de nombreuses boutiques pour touristes
comme dans le premier. Il faut dire qu’on y accède par une petite route et cela
élimine d’ores et déjà les cars ; dans mon vieux guide vert, il n’a droit
qu’à un petit paragraphe dans les environs de Beaulieu-sur-Dordogne.
Et le petit bistro où je suis
allée, tout près du château, semblait bien le seul du village et n’avait pas la
prétention des « jardins des thés » et autres lieux branchouilles de
Collonges.
Je dirai que le premier est un
fort joli bourg, certes, mais que le second a plus de charme.
Dans la même rubrique j’ai vu
deux spectacles dans la semaine, l’un de danse avec Sylvie Guillem, et si je
n’ai rien à redire sur la technique, mouvement perpétuel irréprochable, j’étais
à la limite de l’ennui devant une prestation qui suscitait si peu
d’émotion ; pour l’autre il s’agit des femmes bien en chair du cabaret new
burlesque, que j’ai eu beaucoup de plaisir à revoir, après le film de Mathieu
Amalric, surtout Mimi Le Meaux.
Le fantasme
Cette Eve au serpent devant le
porche de l’Abbaye de Beaulieu laisse songeuse
Le mot
amphigourique, il fallait que je
le place, sa définition cause toute seule: qui tient de l’amphigouri,
production intellectuelle confuse et incompréhensible (écrit ou discours
burlesque rempli de galimatias).
Le ravissement
Non ce n’est pas Lol V. Stein,
c’est Antony (and the Johnsons) vendredi soir à Fourvière accompagné par
l’orchestre de Lyon. Je l’avais découvert il y a quatre ans en achetant l’album
I am a bird now. On prolonge cet envoûtement par une petite vidéo…