vendredi 1 mars 2013

Amouourrrr, amouourrrr…


Le film de Haneke a raflé bien des mises, à commencer par la Palme d’or à Cannes, une brouette de Césars et comme dessert l’Oscar du meilleur film étranger. Une presse pas forcément de caniveau laisse entendre qu’il serait déçu de n’avoir point l'oscar suprême, bon il ne va pas nous la jouer Angelopoulos qui a fait un caca nerveux à Cannes car il n’avait pas eu la palme ; remarque ça a marché, il l’a obtenue l’année suivante ou 2 ans après pour l’éternité et un jour…et Haneke a quand même évoqué dans son discours pour le ruban blanc qu’on lui avait susurré qu’il l’aurait pour caché
Bon mais trop d’Amour trop c'est trop, tant d’éloges cela fait déraper dans les pommades et les sirops douçeâtres.
Je n’ai pas dit du mal..., Amour n’est pas un mauvais film, c’est juste que le consensus est trop gros, trop visqueux…Je n’ai jamais pu oublier que j’avais devant moi Emmanuelle Riva et Jean Louis Trintignant, encore moins lors de certaines scènes marquantes et pas une seule fois j’ai entendu une critique émettre l’hypothèse que cet amour pouvait engendrer une haine libératrice dans le passage à l’acte…peut-être rêvait-il de faire cela depuis des années  en tout inconscient toute horreur…et j’avoue que je n’ai pas bien saisi la fin du film.
Je ne peux oublier non plus que leur fille c’est Isabelle Huppert, la pianiste palmée d'Haneke, la présidente du jury lors de sa première statuette d'or deux ans avant, et face à ces deux acteurs distanciés mais si présents, elle qui en connaît pourtant un rayon dans la distanciation, ne peut vraiment exister. Elle était nominée pour le césar du meilleur second rôle, n’importe quoi!… Je n'ai pas vu Clo-Clo avec Jérémie Renier mais il le méritait certainement, le césar, ainsi que Marion Cotillard dans le film d'Audiard; on n’a pas récompensé la prestation ni le rôle de composition, plutôt celui de décomposition, oui c’est mauvais mais aujourd’hui je fais ma crise anti-consensuel et une allergie à l’ego hypertrophié avide de reconnaissance.

J’ai commencé hier un livre que j’avais fort convoité, le Diable, tout le temps, césar, oscar ou sucette d'or du meilleur livre de l’année pour le magazine Lire…dès la fin du premier chapitre un sentiment de lassitude m’a engourdie. Marre des alcooliques obsédés par le sexe et la religion... ça c'est l'aspect soft, on verse vite dans le côté plus hard avec des psychopathes assassins; alors j’ai refermé le bouquin et j’ai repris avec délice le deuxième tome des Thibault, Jacques et Antoine m’attendaient au coin d’une page.


y'a pas d'photo
alors une vidéo...


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